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Réflexion autour du “Ouatife” en plongée du bord, hors structure et solo

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La plongée du bord hors structure ouvre un champ de liberté aux plongeurs et c’est là tout son intérêt. Cependant, elle n’a pas les mêmes exigences en matière de sécurité qu’une plongée en structure. D’autant plus que certains plongent seuls.

Sur le bateau du club ou du centre qui se respecte, c’est-à-dire qui satisfait à ses obligations légales, il y a du matériel de sécurité réglementaire, notamment de l’oxygène en quantité suffisante et l’équipement nécessaire pour le respirer, ainsi que des personnes formées aux premiers secours adaptés à la plongée, il y a un DP qui surveille ses ouailles et est prompt à s’inquiéter d’une plongée qui se prolonge, ou est prêt à intervenir sur un signe de détresse.

En plongée hors structure, on ne peut compter que sur ce que l’on a soi-même prévu… et là commence un jeu de réflexion en trois étapes :

– le « Ouatife ? », traduction libre en marseillais du célèbre « What if ? » des DIR et autres plongeurs Tek, qui doit être une véritable analyse exhaustive des risques inhérents à la plongée projetée (si certains risques sont généraux, d’autres sont propres au type de site, tels profondeur, profil, éloignement, où aux conditions, comme température, météo, fréquentation, …). Comme toute analyse de risques, le « Ouatife » doit permettre de qualifier la gravité du risque et sa probabilité d’occurrence, afin d’établir la liste des risques auxquels on s’expose. Un risque peut être très grave, mais très peu probable, par exemple la découverte d’une ogive nucléaire russe dans un champ de posidonies, auquel cas on peut décider de ne pas le considérer car il est quasi certain que ça n’arrivera pas (au moins à Marseille !). Par contre, le risque de perdre son détendeur sur un coup de palme n’est pas grave (je considère que les gestes du N1 sont acquis pour se lancer dans le HS) mais assez fréquent si on plonge avec Poulpito qui a toujours le nez dans un trou à la recherche de la ‘tite bébête… ou si l’on plonge en solo. Hé oui le solo existe que l’on soit contre ou pour et de sérieuses agences telles TDI et IANTD pour ne pas en citer d’avantage forment à cette pratique. Nous ne pouvons donc l’exclure de notre réflexion.

– Les réponses qu’on peut apporter à ces questions, en terme d’équipement, d’organisation, de planification pour réduire la gravité et/ou la probabilité de certains risques.

De ces deux réflexions découle le plus important à mon sens :

– Quels sont les risques subsistants et surtout, est-on prêt à les accepter…
Si la réponse est oui, banco, à la flotte…
Si un doute subsiste… il faudrait savoir surseoir à la plongée, et ce n’est pas forcément le plus facile…

Le petit jeu auquel je voudrais vous convier, chers amis plongeurs du bord, serait de comparer notre façon à tous d’appréhender ces questions dans le cas de la plongée du bord.

=> Quelle est votre liste de « Ouatife ? »

=> Quelles sont les réponses que vous y apportez ?

=> Quelles réponses laissez vous en blanc et donc quels risques acceptez vous d’assumer ?

Je vous suggère de proposer votre analyse sous forme de « réactions » à cet article. Par contre, pour garder la clarté de la démarche et pouvoir éventuellement en faire une synthèse ultérieure, je vous propose que les discussions passionnées se déroulent sur le forum dans la catégorie créée à cet effet…

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Si le sujet vous intéresse, à vos claviers!!! 🙂

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  1. Djxnorb

    Merci de laisser vos commentaires à ce billet sur cette discussion du forum: https://www.mapalmes.com/forums/topic/le-ouatife-aussi-dit-what-if-vos-reflexions-ici/

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